Comment vendre une maison sans agence ?

Le moment fatidique était arrivé : la rencontre avec des acheteurs potentiels.

Après avoir placé les annonces, distribué des tracts, répondu à des dizaines et des dizaines d’appels téléphoniques, on devrait faire face aux gens en chair et en os, avec leurs histoires, leurs demandes et leurs problèmes. Il n’aurait cependant pas été question d’une réunion dans le noir. Ceux qui sont venus visiter la maison en savaient en fait déjà beaucoup sur l’appartement, des autorisations et des certifications aux mesures exactes, qu’on avait correctement mises dans le prospectus promotionnel.

Présenter toutes les informations en premier était une véritable stratégie de vente. De cette façon, en fait, on a pensé à prévenir toute question et à briser le mur de méfiance qui se crée inévitablement dans la phase initiale des négociations. Il est fondamental de créer de l’empathie et de la confiance, surtout lorsque quelque chose d’aussi important et vital que la maison est en jeu.

Rencontre du premier acheteur

Le premier acheteur potentiel s’est présenté accompagné de son père, le véritable bailleur de fonds de l’achat. Une situation courante, ceci, dans une ville comme Rome. La famille était d’origine calabraise et il arrive très souvent que, dans ces cas-là, les parents décident d’acheter une maison pour leurs enfants. On savait cependant qu’on devait convaincre non pas tant le fils que le père. Tous deux étaient satisfaits de la documentation et ils n’ont posé que quelques questions sur la consommation du condominium.

Rencontre du second acheteur

Le deuxième acheteur potentiel était accompagné de sa femme. Une autre situation typique, et puis vous savez que les femmes jouent un rôle clé dans les choix concernant la maison.

Les deux rendez-vous ont été très rapides et, surtout, ils se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité partagée. On est sûr que le fait d’avoir fourni toutes les informations nécessaires avant la réunion a facilité mon travail. On avait déjà toutes les réponses sur la certification énergétique, le cadastre et la copropriété.

Utilisation d’un outil de promotion

En outre, suivant la même stratégie, on a pensé à concevoir un outil de promotion supplémentaire pour l’appartement, en anticipant les besoins éventuels de l’acheteur. On a également mis en ligne sur le portail où on avait placé l’annonce un plan d’étage qu’on a présenté une hypothèse de rénovation et réalisé par un architecte. En bref, une fois de plus, on essayait de donner une réponse à un souhait potentiel de la personne intéressée par l’achat.

À ce stade, le voyage n’est pas encore terminé. on sais qu’on va devoir distribuer plus de prospectus, recevoir plus d’appels téléphoniques et prendre de nouveaux rendez-vous. On ne sait pas quand ni comment cette aventure va se terminer. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on pense avoir fait tout ce qui pouvait être fait. Au moins, on a la conscience tranquille et on est clair. On a également beaucoup appris et on peut dire avec certitude qu’on est vraiment fier. Et à la question “Vendre sa maison seul, est-ce difficile ?”, On répond aujourd’hui “Oui, mais ça vaut vraiment la peine”.